Présentation
Origine / Répartition
Telmatobufo venustus est endémique du Chili et se rencontre sur le versant ouest des Andes, principalement dans les régions de Maule et Biobío. L’espèce apparaît très localisée, avec une population jugée stable essentiellement dans la réserve nationale Altos de Lircay (région du Maule), tandis que les autres localités connues dans le Biobío sont petites, fragmentées et fortement menacées par la déforestation, les plantations de pins et divers aménagements hydrauliques.
Taille adulte
Les adultes sont de petite à moyenne taille pour un Telmatobufo, avec une longueur museau‑cloaque autour de quelques centimètres à environ 6–7 cm pour les plus grands individus mentionnés dans la littérature. Comme chez beaucoup d’anoures, les femelles sont en général un peu plus massives et volumineuses que les mâles, même si le dimorphisme de taille reste modéré et que les valeurs précises peuvent varier selon les populations.
Poids
Poids adulte estimé de quelques dizaines de grammes au maximum, en lien avec une taille d’environ 6–7 cm et une morphologie trapue.
Espérance de vie
Il n’existe pas, à ce jour, de données publiées solides sur la longévité en captivité de T. venustus, l’espèce étant très rarement maintenue et seulement dans quelques programmes de conservation. Par analogie avec d’autres anoures tempérés de taille similaire, une longévité potentielle de l’ordre de 8 à 12 ans pourrait être envisagée dans des conditions optimales, mais ce chiffre reste hypothétique et dépendrait fortement d’une reproduction fine du climat frais, de la qualité de l’eau et de l’alimentation.
Comportement et habitat
Mœurs
Plutôt crépusculaire et nocturne, avec activité surtout la nuit le long des ruisseaux.
Habitat
T. venustus fréquente des ruisseaux de montagne froids, clairs et très oxygénés, coulant dans des forêts tempérées de Nothofagus sur pentes andines. Les individus sont observés sous les roches et blocs le long des rives ou dans le lit des ruisseaux, dans une atmosphère froide et saturée d’humidité, souvent sous un couvert forestier dense qui réduit fortement la lumière directe.
Mode de vie
Les observations de terrain montrent des densités extrêmement faibles, avec des individus rencontrés isolément ou en très petit nombre, ce qui indique un mode de vie essentiellement solitaire hors reproduction. Dans un cadre conservatoire, on privilégierait donc le maintien en solitaire ou en très petits groupes structurés (par exemple couples pour reproduction) pour limiter la compétition et faciliter le suivi de chaque animal.
Territorialité
Aucune territorialité agressive marquée n’est décrite, mais les mâles sélectionnent des micro‑sites favorables le long des ruisseaux pour se poster, notamment en période de reproduction. En captivité, dans un volume restreint, des interactions de compétition pourraient apparaître si plusieurs mâles partagent un même tronçon artificiel, ce qui impose de multiplier les refuges et les barrières visuelles si plusieurs individus cohabitent.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







