Présentation
Origine / Répartition
Telmatobufo bullocki est endémique du Chili et n’est connu que de quelques localités dans la cordillère de Nahuelbuta et des massifs forestiers voisins du centre‑sud du pays. L’aire de répartition se limite à des ruisseaux de montagne situés grosso modo entre 800 et 1 000 m d’altitude, dans une forêt tempérée dense, ce qui en fait une espèce à aire extrêmement restreinte et très vulnérable à la fragmentation forestière et à la dégradation des cours d’eau.
Taille adulte
Les adultes présentent une longueur museau‑cloaque d’environ 6 à un peu plus de 8 cm, ce qui en fait un crapaud de taille moyenne mais très trapu. Les données de terrain indiquent des mâles pouvant atteindre ou dépasser légèrement les femelles en taille maximale (environ 80 mm pour certains mâles contre ~70 mm pour des femelles), avec des variations selon les populations, ce qui est un dimorphisme de taille atypique chez les anoures mais utile pour interpréter les séries de mesures.
Poids
Poids adulte de quelques dizaines de grammes, en cohérence avec une longueur museau‑cloaque de 6–8 cm et une morphologie trapue.
Espérance de vie
Il n’existe pratiquement pas de données publiées sur la longévité en captivité, l’espèce n’étant pas maintenue en terrariophilie classique mais uniquement, le cas échéant, dans quelques projets de conservation. Par analogie avec d’autres anoures tempérés de taille similaire, une durée de vie de 8 à 12 ans pourrait être envisageable dans des conditions parfaitement adaptées, mais cela reste spéculatif et très dépendant de la qualité de l’eau, du respect d’une saisonnalité thermique et de la diversité alimentaire.
Comportement et habitat
Mœurs
Plutôt crépusculaire et nocturne, avec activité à proximité des ruisseaux.
Habitat
T. bullocki fréquente des ruisseaux de montagne à courant modéré à rapide, dans des forêts tempérées humides dominées par des Nothofagus et parfois araucarias ou forêts mixtes, avec un couvert végétal dense. Les adultes se réfugient sous les pierres, blocs, racines et troncs le long des berges ou dans le lit du cours d’eau, tandis que les têtards, spécialisés, vivent dans les zones de courant où ils broutent les algues sur les roches, ce qui impose en captivité – si jamais elle est tentée – un environnement de type torrent forestier très oxygéné plutôt qu’un simple aqua‑terrarium stagnant.
Mode de vie
Les observations en nature montrent des densités extrêmement faibles, avec des individus trouvés isolément ou en très petit nombre sur un site donné, ce qui indique un mode de vie essentiellement solitaire en dehors de la reproduction. En captivité, un maintien individuel ou en très petit groupe structuré (éventuel couple ou trio dans un programme scientifique) serait la seule option raisonnable, afin de limiter le stress et de suivre précisément chaque animal.
Territorialité
Aucune territorialité agressive stricte n’est décrite, mais les mâles se concentrent sur les tronçons de ruisseaux offrant de bonnes conditions de reproduction, ce qui entraîne une partition naturelle de l’habitat. En captivité, avec un volume inévitablement réduit, une forme de compétition pour les meilleures cachettes et zones de courant peut apparaître si plusieurs individus cohabitent, d’où la nécessité de multiplier les refuges et de cloisonner visuellement l’espace pour limiter les interactions directes.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







