Présentation
Origine / Répartition
E. emiliopugini est endémique du sud du Chili et présente aussi quelques populations en Patagonie argentine. Elle est signalée dans les forêts tempérées de Nothofagus entre environ 40°50′S et 45°20′S, depuis la région de Los Lagos vers le sud jusqu’à la région d’Aysén, incluant notamment l’île de Chiloé et plusieurs îles voisines (Kent, Clemente, Riveros), ce qui en fait une espèce typique des forêts froides et humides du sud chilien.
Taille adulte
Les adultes atteignent une longueur museau‑cloaque d’environ 30 à un peu plus de 40 mm, ce qui en fait une petite grenouille terrestre robuste. Les femelles ont tendance à atteindre le haut de la fourchette de taille et à paraître plus massives, alors que les mâles restent légèrement plus petits, mais ce dimorphisme en taille reste modéré, avec un recouvrement important.
Espérance de vie
L’espèce n’est pas documentée en élevage amateur avec suivi à long terme, il n’existe donc pas de données publiées sur sa longévité en terrarium. La seule chose raisonnable à dire est qu’elle pourrait vivre plusieurs années comme d’autres petites grenouilles tempérées, mais cette estimation reste générale et ne doit pas être utilisée comme valeur de référence spécifique.
Comportement et habitat
Mœurs
surtout nocturne
Habitat
E. emiliopugini vit dans les forêts tempérées humides de Nothofagus, souvent appelées forêts valdiviennes ou subantarctiques, avec un sous‑bois dense, une litière épaisse et du bois mort abondant. Les individus occupent le sol forestier et la litière détrempée proches de petits cours d’eau, de suintements ou de mares temporaires, dans un climat frais, très pluvieux et fortement ombragé, où l’humidité est quasi constante toute l’année.
Mode de vie
Les observations montrent une grenouille principalement terrestre, trouvée seule ou en très petit nombre dans la litière ou sous les troncs, ce qui correspond à un mode de vie plutôt solitaire en dehors de la saison de reproduction. Pendant la reproduction, plusieurs individus peuvent se concentrer dans les zones humides et micro‑mares utilisées pour la ponte, mais ces regroupements restent saisonniers et fonctionnels, pas sociaux au sens strict.
Territorialité
Les sources disponibles ne décrivent pas de territorialité agressive marquée chez E. emiliopugini. Les mâles occupent sans doute des postes d’appel et se répartissent dans l’habitat, mais aucune étude ne quantifie des distances minimales entre individus ou des comportements de défense de territoire qui permettraient d’établir des règles de territorialité utilisables en captivité.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







