Présentation
Origine / Répartition
Ranitomeya cyanovittata est une espèce amazonienne récemment décrite, connue du sud‑est du Pérou, dans des zones de forêts tropicales humides proches de la frontière brésilienne.
Les observations de terrain et les données de répartition suggèrent une présence dans des forêts de plaine entre environ 200 et 400 m d’altitude, dans un massif encore largement intact et difficilement accessible, ce qui limite pour l’instant le nombre de localités documentées.
Taille adulte
La description originale mentionne une petite espèce, avec un mâle adulte mesurant environ 13,8 mm de longueur museau‑cloaque, ce qui la place dans la catégorie des « thumbnails » du genre Ranitomeya.
La femelle type atteint environ 17,3 mm, ce qui montre un dimorphisme de taille net mais toujours dans une gamme très petite, typique du groupe vanzolinii auquel l’espèce est rattachée.
Poids
Environ 0,5 à 1 g chez l’adulte (estimation par comparaison avec des Ranitomeya de taille équivalente)
Espérance de vie
Il n’existe pratiquement pas de données publiées sur la longévité de R. cyanovittata en captivité, car l’espèce reste quasi absente du hobby.
Par analogie avec les autres petites Ranitomeya, on peut envisager une espérance de vie de 8 à 12 ans en captivité bien gérée, à condition de maintenir des paramètres très stables et une alimentation très adaptée.
Comportement et habitat
Mœurs
Diurne
Habitat
Ranitomeya cyanovittata vit dans des forêts tropicales humides de plaine, sur des sols très humides, riches en litière de feuilles, racines et débris végétaux, à proximité de petits cours d’eau ou zones temporairement inondées.
L’espèce fréquente le sous‑bois et la végétation basse, et comme les autres membres du groupe vanzolinii, elle utilise probablement des micro‑réservoirs d’eau comme les rosettes de plantes (Heliconia, broméliacées ou cavités végétales) pour le développement des têtards.
Mode de vie
Les données de terrain indiquent que les Ranitomeya vivent rarement en « groupe » structuré, mais plutôt en mosaïque de micro‑territoires, avec des individus isolés ou quelques animaux observés dans une même zone.
On peut considérer que l’espèce fonctionne surtout en couples reproducteurs au sein de cette mosaïque, chaque mâle occupant un petit territoire sur lequel les femelles viennent ponctuellement pour la reproduction.
Territorialité
Comme les autres Ranitomeya, les mâles de R. cyanovittata sont très probablement territoriaux et utilisent un chant pour signaler leur présence, attirer les femelles et maintenir une distance avec les autres mâles.
La territorialité se traduit surtout par des interactions acoustiques et visuelles, avec des poursuites ou intimidations à courte distance, plutôt que par des combats physiques prolongés lorsque l’habitat offre suffisamment de refuges.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







