Présentation
Origine / Répartition
Originaire et endémique du lac Tanganyika, en Afrique de l’Est (zones littorales nord, profondeurs 3 – 30 m).
On le trouve principalement sur les zones rocheuses proches du rivage.
Taille adulte
Mâle : environ 9 cm à 12 cm selon la lignée (9 cm très courant, certains spécimens jusqu’à 12 cm).
Femelle : un peu plus petite, de 8 à 11 cm selon la souche ; souvent taille moyenne de 9 cm.
Espérance de vie
La longévité moyenne est de 5 à 8 ans en captivité, selon la qualité des soins et l’environnement
Spécialité
c'est un poisson qui peut se reproduire tres rapidement avec enormement de petits
Comportement et habitat
Mœurs
Ce cichlidé est strictement diurne, il est actif pendant la journée et se repose la nuit.
Mode de vie
Espèce grégaire à l'état naturel, elle vit en colonies structurées
(plusieurs couples dominants, sous-couples et juvéniles de différentes générations).
En aquarium et selon l’espace, elle vit soit en groupe, soit en couple formé lors de la reproduction,
qui reste soudé et territorial.
L’idéal est de maintenir au moins 6 individus si possible pour favoriser un comportement naturel.
Territorialité
Il s'agit d'une espèce très territoriale : chaque colonie défend des territoires bien délimités,
en particulier durant la reproduction où les couples dominants protègent ardemment leur progéniture.
Cette territorialité se manifeste principalement contre les congénères et espèces morphologiquement similaires si l’espace est insuffisant.
Hors période de reproduction, la cohabitation avec d’autres espèces non territoriales
et de zones différentes reste possible si le bac est suffisamment volumineux et bien structuré en territoire.
Zone de nage
Il occupe la zone de fond et de mi-profondeur, principalement à proximité immédiate des rochers, anfractuosités, éboulis et grottes,
entre 3 et 30 mètres de profondeur dans la nature.
Il reste souvent à faible distance du substrat rocheux, sans évoluer à la surface.
Installation et maintenance
Taille minimum de l'aquarium
Volume minimal conseillé : 200 litres pour un groupe de 5 individus, avec une façade d’au moins 120 cm.
Un aquarium plus grand est souhaitable pour limiter l’agressivité territoriale dans les groupes importants ou en cas de reproduction.
Population min/max
Minimum absolu : 5 individus (maintenance en groupe essentielle pour limiter le stress).
Pour un aquarium de 250 litres, groupe optimal : 5 à 6 individus.
Pour de plus grands volumes (400–600 L), colonies familiales étendues possibles
(15 à 20 individus si l’espace, la filtration et la structure rocheuse suivent).
Éclairage
Environ 8h.
Paramètres de l'eau
pH 7,5 à 9 (idéal 8,0–9,0)
GH 8° à 20°dGH (idéal >10°)
KH 10° à 20°dKH
Filtration
Filtration puissante, débit conseillé : 3x le volume du bac par heure (ex : pour 200 L, 600 L/h minimum).
Type de brassage : courant modéré, jamais fort ni turbulent, car le biotope naturel est peu brassé
mais nécessite une excellente oxygénation et une gestion des déchets azotés.
Rejet en surface et non dirigé vers les roches, pour conserver la tranquillité des caches et terriers.
Nitrates
NO2 0 mg/L (toxique au-delà de traces)
NO3 < 50 mg/L (idéal < 30 mg/L)
Reproduction
Dimorphisme sexuel
Le dimorphisme est subtil : le mâle adulte est généralement plus grand que la femelle
et présente des nageoires dorsale et caudale plus longues ou pointues.
Chez les sujets âgés, une légère bosse sur le front du mâle peut apparaître, mais la distinction reste difficile, surtout sur jeunes individus.
Maturité sexuelle
La maturité sexuelle est atteinte vers 12 à 15 mois, parfois dès 8–10 mois selon la croissance et la qualité du milieu.
Un couple se forme naturellement à partir d’un groupe, par choix mutuel.
Ponte
Espèce ponte sur substrat caché : la femelle pond de 30 à 200 œufs
dans une cavité ou grotte qui a été nettoyée par le couple.
La ponte est généralement déclenchée par une augmentation de température
(24–26 °C minimum), souvent associée à un changement d’eau.
L’incubation dure environ 4 jours à 26 °C ;
la femelle ventile les œufs, tandis que le mâle surveille l’entrée de la cachette.
Développement des jeunes
Après éclosion, les larves restent fixées à la paroi 5–6 jours supplémentaires,
vivant sur leur sac vitellin (“résorption du sac”).
Les alevins nagent librement au bout d’une semaine après l’éclosion,
restant groupés dans le territoire parental.
Les parents, parfois aidés par des juvéniles plus âgés, protègent et guident la progéniture,
grâce à des signaux vibratoires et postures de nage.
Nourrissage initial : artémias fraîche éclosion, puis microvers, et granules fins au bout de 2–3 semaines.
Alimentation
Régime alimentaire
Principalement carnivore, il consomme de petits crustacés, invertébrés,
zooplancton, larves d’insectes et parfois œufs ou alevins d’autres poissons.
Il broute également la couverture biologique sur les roches,
consommant occasionnellement des matières végétales et des algues.
Alimentation
Accepte sans difficulté :
Granulés et paillettes pour cichlidés (de préférence riches en protéines et minéraux).
Nourriture vivante ou congelée : artémias, crevettes coupées, daphnies,
vers tubifex, moules, petits morceaux de poisson (éviter cœur de bœuf et vers de vase).
Apport végétal occasionnel : spiruline, épinards pochés, algues,
micro-ration de légumes pochés pour la prévention des carences.
Il est important de varier l’alimentation pour limiter les carences (vitamines, minéraux).
Fréquence des repas
Nourrir 1 à 2 fois par jour en petites quantités
(à consommer en moins de 2–3 minutes pour éviter la pollution de l’eau).
Fractionner de préférence en 2 petits repas quotidiens pour favoriser la croissance et la vitalité.
Jours de jeûne hebdomadaires possibles pour préserver la santé digestive, surtout chez les adultes.
Législation
Statut légal
Statut CITES et UE : non listé en annexe
Statut IUCN : Classé LC (Least Concern, Préoccupation mineure) selon le référentiel mondial IUCN 2023
ce qui signifie que le poisson ne fait pas partie des « espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres écologiques »
ni des « espèces protégées » listées dans l’Arrêté du 8 octobre 2018 ou législation complémentaire.
Article Code de l'Environnement français : Aucun article spécifique du Code de l’environnement ne limite actuellement la détention,
l’élevage ou la vente du specimen s’il provient de l’élevage.
Seule l’obligation de déclaration en DDPP (Direction départementale de la protection des populations)
peut s’appliquer pour les établissements animaliers
(vente) ou dans des cas d’élevage « non domestique » de grande ampleur, mais pas pour un amateur ordinaire.
Conditions légales
En animalerie ou élevage, la vente doit se faire dans le respect du bien-être animal
(information sur les besoins, exigences sanitaires, refus de vente en cas de mise en danger manifeste).
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 28 avril 2026







