Présentation
Origine / Répartition
Excidobates condor est endémique de la Cordillera del Cóndor, un massif isolé à la frontière Équateur–Pérou, connue pour ses plateaux et forêts de moyenne altitude. L’espèce est décrite de versants forestiers humides côté équatorien, dans des forêts de nuages et forêts montagnardes basses, avec une pluviométrie élevée et un relief très accidenté (ravins, ruisseaux encaissés, affleurements rocheux).
Taille adulte
Le mâle type mesure environ 19,8 mm museau‑cloaque et la femelle paratype autour de 21,6 mm, ce qui en fait une petite dendrobate mais un peu plus grande qu’Excidobates captivus. On peut donc considérer que les mâles tournent autour de 2 cm et les femelles dépassent légèrement cette valeur, avec un gabarit un peu plus massif chez ces dernières.
Espérance de vie
Il n’existe quasiment pas de recul publié sur la longévité de cette espèce en captivité ; par analogie avec les autres petites dendrobates de moyenne altitude, une espérance de 8 à 10 ans est un ordre de grandeur raisonnable dans de bonnes conditions. Cette projection reste théorique et suppose une température modérée, une bonne oxygénation, une hygrométrie élevée mais bien ventilée, ainsi qu’une alimentation variée et complémentée.
Comportement et habitat
Mœurs
Diurne
Habitat
Excidobates condor vit dans les forêts humides de moyenne altitude de la Cordillera del Cóndor, à la jonction entre forêts andines et formations sur substrats pauvres (sables, roches). Le milieu est frais, très humide, souvent brumeux, avec un sous‑bois riche en mousses, broméliacées terrestres ou épiphytes basses, fougères et litière humide, à proximité fréquente de petits ruisseaux et suintements.
Mode de vie
Comme la plupart des petites dendrobates, E. condor n’est pas grégaire ; plusieurs individus peuvent coexister dans une même ravine ou versant mais chacun exploite un petit ensemble de micro‑habitats. En captivité, la configuration la plus prudente est le couple ou le très petit groupe (par exemple un mâle, deux femelles), en offrant suffisamment de refuges et de points d’eau pour limiter la pression sociale.
Territorialité
Les mâles défendent de petits territoires autour de leurs postes de chant et de leurs sites de reproduction, en particulier près des ruisseaux, flaques et cavités humides. La territorialité se manifeste par des chants répétés, des poursuites et des postures de dominance ; dans un terrarium mal structuré ou surpeuplé, cette agressivité peut se concentrer sur les individus dominés et entraîner du stress chronique.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







