Présentation
Origine / Répartition
L’espèce est endémique de l’ouest des Philippines, avec des populations connues sur plusieurs îles de la région de Palawan (Busuanga, Culion, Palawan, Balabac).
Elle est associée à un petit nombre de bassins versants de montagne, ce qui lui donne une aire de répartition géographiquement restreinte et fragmentée, concentrée sur des cours d’eau précis plutôt que largement répartie dans tout le paysage.
Taille adulte
C’est une grenouille de gabarit assez robuste pour un anoure strictement aquatique, avec une longueur museau‑cloaque d’adulte généralement de l’ordre de quelques centimètres (taille exacte à vérifier dans la littérature).
Les femelles sont en principe légèrement plus grandes et massives que les mâles, mais le dimorphisme précis (moyennes, écarts‑types) demande des données publiées auxquelles il n’y a pas accès actuellement.
Poids
Quelques dizaines de grammes au maximum pour un gros adulte (ordre de grandeur à confirmer)
Espérance de vie
Il n’existe quasiment pas de données publiées sur la longévité en captivité, l’espèce étant extrêmement rare en dehors de quelques travaux de recherche.
Toute valeur chiffrée serait donc spéculative ; il faut supposer un potentiel de plusieurs années comme chez d’autres anoures aquatiques de climat tropical montagnard, mais sans preuve solide.
Comportement et habitat
Mœurs
Plutôt nocturne / crépusculaire
Habitat
Barbourula busuangensis est inféodée aux rivières et ruisseaux de montagne clairs, frais, rapides, très bien oxygénés, en forêt tropicale humide.
Les individus se tiennent dans l’eau, souvent plaqués contre le fond, entre les pierres ou en zones de courant, et la qualité de l’eau (absence de pollution, température modérée, bon débit) est cruciale pour la survie de l’espèce.
Mode de vie
Les observations montrent des individus isolés ou en faible densité le long des ruisseaux, ce qui correspond à un mode de vie plutôt solitaire.
Des concentrations locales peuvent exister dans les micro‑secteurs les plus favorables (zones de rochers, caches, courants adaptés), mais elles ne s’apparentent pas à un comportement grégaire structuré.
Territorialité
Aucune territorialité agressive nette n’est décrite dans la bibliographie courante, et l’occupation de l’espace semble surtout déterminée par les micro‑habitats aquatiques disponibles (creux entre les pierres, poches de courant).
S’il existe une fidélité de site ou des distances minimales entre individus, ces paramètres restent à quantifier précisément avec des études de marquage‑recapture et de comportement.
Fiche rédigée par l'équipe TerrAddict · mise à jour le 12 février 2026







